Guillaume Diop, 20 ans, danseur à l’Opéra de Paris, est l’un des cinq Noirs ou métis parmi les 154 membres que compte le ballet de la prestigieuse institution.

Guillaume Diop, 20 ans, danseur à l’Opéra de Paris, est l’un des cinq Noirs ou métis parmi les 154 membres que compte le ballet de la prestigieuse institution.

Guillaume Diop, 20 ans, danseur à l’Opéra de Paris, est l’un des cinq Noirs ou métis parmi les 154 membres que compte le ballet de la prestigieuse institution.

Guillaume Diop, 20 ans, danseur à l’Opéra de Paris, est l’un des cinq Noirs ou métis parmi les 154 membres que compte le ballet de la prestigieuse institution. Il dénonce les barrières mentales qui empêchent les racisé·e·s de faire de la danse classique.

« Dès mes premiers pas de danse, je me suis senti libre. Je suis né dans le 18e arrondissement, dans un quartier où se mêlent riches, pauvres, Blancs, Noirs et Arabes. Ma mère est auvergnate et mon père sénégalais.

C’est par hasard que j’ai découvert la discipline à l’âge de quatreans. En voyant le spectacle de fin d’année de ma sœur, j’ai demandé à rejoindre le cours d’éveil à la danse contemporaine.

A huit ans, je suis entré au Conservatoire de danse classique. Ce fut mon premier choc culturel. Dans la classe, j’étais le garçon métis entouré de petites filles blanches.

A 10ans, j’ai intégré le sport-études du Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de Paris. L’école primaire se trouvait dans le 16e. Deuxième choc et premières remarques racicistes.

Un camarade de classe m’a dit : « De toute façon toi tu ne pourras jamais être danseur professionnel. » A la maison, mon père voulait que je fasse du foot comme tous les garçons et disait que la danse était un sport de Blancs. Au fond, il avait peur que je ne trouve pas ma place dans ce monde créé dans  la cour de Louis XI. Moi je m’en fichais, j’avais envie de danser.